Agro650

Partageons l'atlantique et les fibres végétales

Le voyage de Capucine et Tara Tari

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Construit au Bangladesh, partiellement en fibre de jute, Tara Tari a navigué en 2010 du Bangladesh jusqu’à la France. Et aujourd’hui, il est arrivé aux Antilles…

Tara Tari et Capucine au Cap Vert

Le bateau de pêcheur qui traverse les Océans…

Rappelez-vous, un article précédent parlait de Gold of Bengal. Et bien voilà, il est temps de vous présenter Tara Tari, son grand frère ! Enfin grand… Ce petit bateau de pêche ne mesure que 9m, pour 2m de largeur maximum, et surtout, comme vous pouvez le voir sur la photo, il est très bas dur l’eau ! A la base, c’est un bateau de pêche fait pour naviguer sur des fleuves, auquel ont été rajoutés des dérives en acier et un pont étanche : de quoi l’aider à affronter les Océans ! Tara Tari, c’est 30% de fibre de jute, et pas mal de récup’ ! Un poteau électrique bengali fait office de mât et il a des tringles de douche en guise de barres de flèche ! Il a été construit dans un garage, à titre d’expérimentation. Et pour prouver sa fiabilité, Corentin, son concepteur, est parti seul pour le ramener, à la voile, en France, à la Ciotat ! Un voyage de 9 000 milles (un peu plus de 16 500 km), en 7 mois, par étapes.

Traverser l’Atlantique avec Tara Tari ?

Carte TaraTari Capucine

A l’occasion de la Semaine du Golfe 2011, Corentin était en Bretagne avec Tara Tari, et j’ai eu la chance de faire une petite navigation avec lui. Il m’a alors expliqué qu’une fille qu’il avait rencontrée voulait traverser l’Atlantique à son bord. L’idée paraissait un peu folle, mais si la coque de Tara tari avait effectué tout ce chemin elle pouvait encore surement en faire beaucoup plus ! En prenant un chemin sud garantissant les alizés et en partant à des dates appropriées pour éviter des systèmes météos trop puissant, cela garantissait une certaine sécurité.  Capucine a donc repris Tara Tari. « En allant au bout de son aventure, Corentin a prouvé deux choses: que la fibre de jute tient bon et aussi que la philosophie de navigation qui souffle dans les voiles de ce petit voilier a encore une place dans nos vies. Une philosophie de vie respectueuse de valeurs simples et pures, telles que celles portées avant par Bernard Moitessier. Aujourd’hui, Corentin se concentre sur ses recherches sur la fibre de jute, et il me semble important de continuer à faire vivre ce petit bateau, dans le même esprit », explique-t-elle dans son blog, Where is Tara Tari. Après 3 mois de chantier et un baptême à la noix de coco, Capucine et Tara Tari sont prêts à partir !

Une première étape difficile

Pour partir de là où Corentin était arrivé, le port de départ de ce grand voyage fut la Ciotat. Après un arrêt à Marseille, Tara Tari et Capucine embarquent un équipier, Maxime, pour voyager en sécurité. Pour éviter de traverser une Méditerranée un peu trop capricieuse, le bateau et ses deux passagers longent la côte. Et de fait, la Méditerranée est fidèle à elle-même, entre vent parfait, un peu trop fort ou inexistant ! On est fin Novembre 2011, Tara Tari arrive à Barcelone. Début décembre, Tara Tari et Capucine repartent, seuls cette fois, direction Alicante. Les cotes espagnoles sont semées d’embuches et la météo malmène Tara tari et sa skipette. Ils sont contraints dans un premier temps de retourner  vers Barcelone. Difficile retour en arrière mais Capucine profite de cette escale forcée pour faire un peu de bricolage et rencontrer des élèves du Lycée Français de Barcelone. Le 22 décembre marque un nouveau départ, pour aller passer Noël en mer. Pour le Nouvel An, arrêt au de l’Ebre. Départ à nouveau. Escale à Valence, dans l’ancien port de l’America’s Cup, puis à Alicante, où Capucine en profite pour visiter le QG de la Volvo Ocean Race ! 5 mois après le début de l’aventure, Tara Tari est sorti de l’eau à Gibraltar, pour une petite cure de jouvence… Finalement, le périple est plus difficile que prévu : à la base, Capucine pensait pouvoir arriver aux Antilles vers mars 2012. Au lieu de ça, il faudra partir à la saison prochaine…

D’archipel en archipel

En mai 2012, Capucine et Tara Tari embarquent à nouveau Maxime, qui est le bienvenu puisque le pilote automatique est défaillant… Et maintenant, le périple vers les archipels commence ! Le 21 mai, après une traversée le long des côtes marocaines, Tara Tari arrive sur le ponton de Lanzarote, dans l’archipel des Canaries. Seulement voilà, on ne part pas pour traverser l’Atlantique n’importe quand. Il faudra donc attendre novembre pour que Tara Tari reprenne le large. Toujours à trois, c’est le départ pour le Cap Vert, dernière étape avant la transatlantique ! Le 2 janvier 2013, ils arrivent à Mindelo, la ville de Cesaria Evora… Après un peu moins d’un mois là-bas, c’est enfin le grand départ, la traversée tant attendue : le 30 janvier 2013, Tara Tari, Capucine et Maxime partent pour les Antilles. Capucine a finalement du renoncer au solitaire c’est plus sage, mais pour avoir vu l’intérieur de Tara tari, je peux vous dire que le mini650 est un palace 4 étoile à côté ! Et voilà ! Après quasiment un mois en mer, ils sont arrivés ! Le périple n’est pas fini, puisque le but est d’atteindre Miami, et de là-bas, faire connaître le projet de recherche sur la fibre de jute. Mais en attendant, profitez du soleil de la Martinique et buvez un ty-punch à la santé de la fibre végétale !

Crédits photo : Capucine & TARA TARI

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