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1ère course solo: incident de réchaud et fierté d’avoir fini!

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Le départ devant la plage de La Baule !

A l’arrivée un bateau sonne mon passage de ligne… « Pouët » … Fin de 3 jours et 3 nuits en solitaire ! L’émotion et la fatigue m’envahissent, mais je suis aussi plus sereine. Même si ça a été dur, je l’ai fait. Je suis capable de manœuvrer un bateau, manger froid et vivre penchée tout en ne dormant que 8h en 3 nuits.

Manger froid ce n’était pas prévu, mais mon réchaud à pris feu le premier jour. Un peu paniquée, je l’ai lancé à l’eau. Une seconde de soulagement, je n’ai pas brûlé le bateau… Une seconde de dépit, encore un peu de pollution en mer, ce n’est pas mon but… Une seconde de désarroi, fini les repas chauds et les thés pour me réchauffer la nuit…

A part cet incident, la routine s’installe. Il faut manœuvrer le bateau. Très vite, j’ai des courbatures, j’espère que mes muscles vont grossir au cours de la saison ! La nuit je me couvre un peu plus, il fait froid. Un peu de crème, un brossage de dents, des petits gestes simples mais qui représentent une pause et la satisfaction de « prendre soin de soi » malgré les conditions difficiles.

Le soir du deuxième jour, je suis aux Sables d’Olonne. Je tourne autour de la marque de parcours et me rend compte que j’ai devant moi environ 30h de près… Le près, pour ceux qui ne le savent pas, c’est quand on remonte face au vent. C’est une allure difficile car la mer est dans le sens du vent donc le bateau tape et  comme on avance « seulement » à 45° du vent, on parcourt beaucoup plus de chemin…

Louvoyage

Des Zigs et des zags… Zag zag…

En outre le bateau est gîté étant donné l’équilibre des forces pour remonter au vent. J’appelle ça la vie penchée. C’est toujours pénible au début et petit à petit le corps s’adapte et on ne s’en rend plus trop compte. Notre organisme a une capacité d’adaptation phénoménale. Ça marche aussi pour le manque de sommeil. En effet le parcours est proche des côtes, il faut donc veiller en permanence. Je ne dors que par tranches de 5 à 20 minutes durant ces 3 nuits. Je suis toutefois étonnamment lucide à l’arrivée, l’adrénaline me fait encore tenir. Une heure plus tard j’ai du mal à garder l’équilibre, la pression est retombée et mon corps réclame son repos, très largement mérité.

Somme toute, beaucoup d’émotions durant cette course, des moments de doutes sur mes capacités à naviguer en solitaire, des moments d’euphorie quand je réalisais que j’y arrivais, des moments de tentation en repassant 2 fois devant Pornichet… « Maison… »   Et finalement la satisfaction de s’être dépassée, d’avoir réussi un objectif ambitieux. Mon petit bateau en lin et moi-même avons réalisé 300 milles nautiques, soit environ un Paris-Bordeaux ! Et tout va bien !

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