Agro650

Partageons l'atlantique et les fibres végétales


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Bienvenue en Gwada !

Depuis quelques jours, Annabelle a débarqué à Pointe-à-Pitre, après une très belle course, et une arrivée bien fêtée !

L’horaire était presque rêvé : Agro650 a passé la ligne à minuit et demi, puis est arrivé au ponton à 1h du matin, samedi soir, au milieu de la fête. Tous les skippers déjà arrivés étaient là, tout le monde était heureux de l’accueillir, et de fêter sa place, puisqu’elle a réussi à être 9e, dans le Top 10, seule femme en prototype à terminer la course ! Un peu intimidée par tout ce monde au début, Annabelle a mis quelques secondes à descendre du bateau : « ça fait un mois que je suis dessus, j’ai du mal à le quitter » explique-t-elle… Une fois sur le ponton, elle reçoit de nombreuses félicitations et embrassades, avant de se faire jeter à l’eau par d’autres skippers : c’est la tradition, tout le monde y passe ! Un moment précieux, immortalisé en vidéo !

Une chose est sûre, notre abeille a marqué les esprits. Elle a fait une belle performance, en s’étant à peine entraîné, sur une Mini Transat pour le moins hors normes ! Cette année, arriver est déjà une victoire, alors atteindre la 9e place en est une d’autant plus belle ! Et Annabelle force l’admiration. « J’ai du mal à imaginer un si petit bout de femme sur ce bateau, au milieu de l’Atlantique », m’a-t-on dit. Comme quoi, l’habit est loin de faire le moine !

Depuis, c’est repos, un peu de balades, accueil des autres skippers, et préparation du bateau pour le cargo… On ne chôme pas !

DSCN1413

Contente d’être arrivée !!


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En attendant Agro (650)

Toute la famille est en Guadeloupe… Excepté Annabelle ! Mais on ne l’attend pas pour entamer le rhum…

DSCN1402On prépare l’arrivée d’Annabelle !

Préparer son arrivée aura été une sacrée organisation : prendre des billets d’avion, les modifier à cause du retard du départ, trouver un logement, une voiture, un restaurant pour fêter son arrivée… Heureusement que le soleil est là pour aider ! Malheureusement, décaler est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre, et je serai seule à l’accueillir…

Même en décalant, j’ai eu une petite frayeur. On pensait qu’elle arriverait le 5 ou le 6 décembre, puis ralentissement dans l’Atlantique : pas sûr qu’elle débarque à Pointe-à-Pitre si tôt que ça… Ouf, c’est bon, elle repart de plus belle : elle devrait arriver ce week-end ! Finalement, elle aura passé grosso modo 25 jours en mer. Ce n’est pas si long, après tout… Mais 25 jours sans la voir ni l’entendre, alors qu’elle est toute seule, et sachant qu’on n’aura des nouvelles que si quelque chose ne va pas… C’est interminable !

Alors j’ai fait ce que j’ai pu : regarder la cartographie à 8h01 tous les matins pour voir où elle en était, maudire l’absence de mise à jour entre 20h et 8h, scruter Twitter (#MiniTransat) à la moindre trace bizarre pour voir si elle avait un problème… De quoi se faire un ulcère ! Vivement qu’elle arrive !

On m’a demandé : « Pourquoi as-tu autant besoin d’aller en Guadeloupe ? Elle rentre en métropole juste après, non ? »

Le jour où ta grande sœur traverse l’Atlantique en solitaire, on en reparle ?


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La parabole du colibri

La parabole du colibri est une légende amérindienne, qui inspire aujourd’hui de nombreux mouvements écologistes, dont par exemple le mouvement Colibris. C’est aussi le crédo du projet Agro650.

Lucifer Hummingbird Mid-air

Voici l’histoire :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

On peut se demander à quoi ça sert. Après tout c’est vrai, quelques gouttes d’eau n’éteindront pas un feu de forêt. Une bouteille en plastique recyclée plutôt que jetée à la poubelle n’empêchera pas le réchauffement climatique. Une feuille de papier recyclé ne freinera pas la déforestation. Un bateau en fibre végétale en France ne changera pas la face du monde…

Des actions ponctuelles ne sont peut-être pas des révolutions, mais ce sont des changements, qui valent toujours mieux que de ne rien faire. Le feu ne s’arrêtera pas avec un seul colibri qui s’agite, mais s’ils sont 100, 1 000 ou même plus ? Une personne qui agit seule, ça ne change sûrement pas grand chose, mais c’est un début ! Et au final, c’est peut-être la meilleure action écologique, que chacun fasse sa part…


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C’est parti!

Samedi avait lieu la présentation de la prochaine mini transat. C’est ici que tout commence, je veux en être!

Pour l’instant mon plus gros travail est celui d’organiser et de faire les choix nécessaires pour l’année à venir. Quelle situation professionnelle, quelle situation géographique? Autant de choix déterminants pour la réussite du projet. De toute façon le meilleur est à venir!