Agro650

Partageons l'atlantique et les fibres végétales


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Le Lab-REV largue bientôt les amarres !

Petit groupe de jeunes, ils ont décidés de partir pour une belle balade autour de la méditerranée au départ de Bretagne. Mais en plus d’être marins, ils sont également techniciens et connectés. Ils ont décidés d’utiliser les solutions collaboratives pour rendre leur projet au maximum économique et écologique.

Des solutions simples et pragmatiques avec les technologiques actuelles, l’amour de la mer, et la collaboration c’est ce qui relie les lab-reveurs.

L’idée, c’est d’exploiter les solutions collaboratives qui existent actuellement et de les mettre au service de la voile. Ces solutions collaboratives dans le cas qui nous intéresse sont des systèmes d’exploitations, logiciels, plans, modèles 3D, carte de navigations (et j’en oublie sûrement!) accessibles gratuitement en ligne et développées uniquement à des fins de partage.

Bien loin du bling bling et du yachting, ici on combine bricolage et open source.

Equipe LabREV

Au commencement était une imprimante…

…3D ! Celle qui chauffe les filaments de plastique et les empile pour construire une forme en 3 dimensions.

Grâce à cette imprimante 3D embarquée, ils peuvent fabriquer des pièces en plastique qui leur permettent de réparer et concevoir des systèmes de manière économique et rapide.

Le plastique utilisé pour la machine est un PLA (bio sourcé et compostable sous conditions) ou un PET (le fameux des bouteilles plastiques : issus de plastique recyclé, et facilement recyclable.)

A l’aide de cette imprimante, ils fabriquent des taquets simples, des taquets coinceurs, des pales pour une éolienne « maison » et encore bien d’autres systèmes à venir.

Pour les aider dans leur aventure, c’est par là : http://www.kisskissbankbank.com/lab-rev-le-voilier-laboratoire-ambassadeur-de-la-revolution-numerique

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Tout doucement…

Les premiers sont déjà arrivés en Guadeloupe depuis ce week-end. Mais la flotte s’est étalée et Annabelle n’est pas encore arrivée…

A la faveur d’une bulle d’air, les premiers se sont envolés. Alors que Benoît Marie a gagné la Mini Transat en arrivant dimanche, Annabelle est toujours à 860 milles (presque 1 600 km !) de Pointe-à-Pitre. Elle a aussi été rattrapée par les skippers qu’elle avait dépassés aux Canaries. Désormais à la 11e place, elle reste tout de même en milieu de peloton, à une soixantaine de milles du 8e !

Position 03.12
Une traversée bien longue, mais la Guadeloupe n’est plus très loin !

Elle a repris un peu de vitesse, mais devrait arriver au plus tôt en fin de week-end. De quoi faire trépigner d’impatience les personnes qui vont la retrouver à l’arrivée ! En tout cas, cette traversée de l’Atlantique n’aura pas été si facile que prévu. Les Alizés, vent en théorie bien stables, se sont montrés fort timides. La flotte est déjà passée par des zones sans vent… ce n’est pas de tout repos !

photo
Le vent se fait désirer dans l’Atlantique !


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Nouvelles fraîches

Pendant la Mini Transat, « Pas de nouvelle, bonne nouvelle », c’est le moins qu’on puisse dire. Annabelle n’a aucun moyen de contact à terre. Les seuls moyens de communication qu’elle a sont la VHF, une radio à portée d’environ 35 km, la BLU, qui lui permet de recevoir les instructions de course et la météo, et une balise de détresse, qui annonce qu’elle a un problème et donne sa position si elle la déclenche. Impossible donc d’avoir de ses nouvelles par son biais…

Il faut scruter la carte, le classement, la météo, et supposer, ou encore regarder (très) régulièrement le site internet de la Mini Transat et le fil Twitter #MiniTransat, en espérant avoir des nouvelles d’elle. Ce n’est pas de tout repos… Résultat : depuis une semaine, la seule chose qu’il a été possible de savoir était qu’elle avait cassé son bout dehors (qui permet de porter le spi) dès le premier jour. Comme elle était repassée de la 24e à la 14e place, on pensait qu’elle avait réparé… Mais non ! La direction de course a eu de ses nouvelles à l’occasion de son passage au nord de Tenerife : elle a fini maintenant la réparation et espère profiter du spi sur la deuxième partie de sa transatlantique, mais a passé toute la descente jusqu’aux Canaries sans ! Elle a fait cette belle remontée, puis est arrivée en 11e place sans le spi : une magnifique performance ! Elle est même 7e maintenant, car contrairement à d’autres concurrents, elle ne s’est pas arrêtée à Lanzarote.

Annabelle TenerifeAnnabelle et Agro650 au nord de Tenerife, ce matin © Luc Coquelin

Elle a été vue ce matin par un bateau organisateur au nord de Tenerife, a pu les contacter, et elle a l’air de bien aller. Elle est très contente de son classement, et il y a de quoi !

« Pas de nouvelles, bonne nouvelle » : on s’y fait mais tout de même, c’est sympa de savoir que tout va bien !


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Cap à l’Ouest !

Voilà une semaine que la course est repartie. Annabelle est arrivée jusqu’aux Canaries, mais ne s’arrête pas pour escale technique à Puerto Calero : c’est que tout doit bien aller. Maintenant, elle fait cap plein ouest, direction la Guadeloupe !

La traversée jusqu’aux Canaries a été pour le moins sportive. Les alizés portugais ont régulièrement dépassé les 30 nœuds ! La première nuit, alors qu’elle était à la 14e place, Annabelle a cassé son bout dehors, qui lui permet de porter le spi, la plus grande voile du bateau. Heureusement, elle en a un de rechange à bord, qu’elle peut mettre en place moyennant une manipulation assez fastidieuse. Elle a du y arriver vite, puisque dans la journée de mercredi, elle est repassée de la 24e à la 14e place !

IMG_4190Un cargo comme Agro650 en a croisé le long des côtes portugaises

Les leaders de la course la distancent chaque jour un peu plus, sans grande surprise. Le rythme à suivre pour aller à leur vitesse est très dur, et Annabelle préfère s’assurer d’arriver à bon port. Elle n’hésite donc pas à aller un peu moins vite pour ménager son bateau et son énergie ! Mais comme elle a décidé de ne pas s’arrêter aux Canaries,  après avoir oscillé entre la 11e et la 12e place pendant plusieurs jours, elle est remontée en 7e ! Elle a désormais passé les Canaries, et le reste de la traversée devrait être plus facile : éloignée des côtes et du trafic, Annabelle est également moins proche des dangers. Le temps s’améliore, les Alizées sont des vents cléments et stables, et les températures remontent, puisqu’il fait actuellement une vingtaine de degrés à Lanzarote !

IMG_4176Les tropiques approchent, il fait de plus en plus chaud !


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Nouveau départ

Les minis sont partis ce matin de Sada, un mois jour pour jour après la date de départ prévue de Douarnenez. Cette fois-ci devrait être la bonne… Les coureurs partent directement pour la Guadeloupe ! Un départ toutefois un peu difficile.

Les dernières semaines ont été très dures pour Annabelle. Partir pour ensuite s’arrêter, convoyer le bateau dans 30 nœuds (55 km/h) jusqu’à Sada, attendre, encore… Le moral n’a pas toujours été au beau fixe ! Mais tous les mails de soutien, photos d’encouragement et messages rigolos lui ont remonté le sourire jusqu’aux oreilles ! Même en solitaire, même sans moyen de liaison à terre, elle est partie en sachant tout le soutien qu’elle avait à terre !

Départ Sada 2Départ de Sada, droit sur le Guadeloupe !

Pour cette première journée de course, Annabelle part donc sans se presser. De Cette fois-ci devrait être la bonne…  à 12h, elle est passée 24e sur 27 à 16h. Elle veut voyager loin, et ménage sa monture ! Elle se ménage également : les premiers bateaux sont attendus dès le 3 décembre à Pointe-à-Pitre, soit 3 semaines de courses, une moyenne d’environ 8 nœuds : « un rythme d’enfer ! » selon Annabelle ! Elle souhaite arriver, et ne prendra pas de risque, quitte à perdre en performance.

Tant mieux, on a envie qu’elle y arrive, en Guadeloupe !


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La grande traversée

C’est compliqué de traverser l’Atlantique cette année ! Le parcours se trouve complètement modifié : l’étape Douarnenez-Sada a été neutralisée, les Minis partiront ce soir pour Sada, pour ensuite quitter l’Espagne autour du 11 novembre, direction… Directement la Guadeloupe !

Avec les tempêtes qui balayent sans cesse l’Atlantique, les coureurs ont du attendre, encore et encore… Mais à force de repousser le départ, l’organisation s’est compliquée : le port de Lanzarote, aux Canaries, ne peut effectivement pas accueillir la course après la date prévue à la base, or les Minis devaient en repartir le 9 novembre… La décision vient de tomber : l’étape aux Canaries est donc annulée. Les Minis devront passer au large de l’archipel, pourront s’y arrêter si besoin, mais il n’y aura pas d’escale. Ce sera donc une grosse traversée pour de si petits bateaux ! « Voila qui va compliquer un peu cette transat aux débuts déjà bien difficiles…« , confie Annabelle. Départ prévu aux alentours du 11 novembre.

Mais la perspective du départ fait du bien, l’attente se fait sentir, et le temps n’aide pas : il pleut sans arrêt… Pas facile, quand on vit sur un bateau ! « La météo ne nous laisse décidément aucun répit… La faute a pas de chance« , écrit Annabelle. Le bon côté des choses ? L’escale forcée à Gijon permet de retrouver l’esprit d’entraide chère à la Classe Mini. En plus des petites casses sur son bateau, Annabelle a le temps d’aider d’autres skippers : « J’ai donné un coup de main à Davide, le 600. En effet il a eu une voie d’eau lors de la traversée du Golfe de Gascogne et je lui ai donné du matériel et des conseils pour qu’il puisse réparer.« 

Ce soir, vers 18h, les skippers en escale à Gijon partiront pour rallier Sada, en attendant le grand départ. « Il faut rester concentrée et motivée, la route est encore longue d’ici à la Guadeloupe ! » – Courage, petite abeille !


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Pause hispanique

Ce début de course aura été pour le moins compliqué : beaucoup de vent, mer dure… Finalement, les minis se sont repliés en Espagne, en attendant de pouvoir repartir vers les Canaries.

Partie en retard de Douarnenez, Annabelle était ensuite remontée depuis mardi midi, et avait rejoint le peloton. Plusieurs skippers ont du abandonner : Craig sur le 587 qui était entré en collision avec Annabelle, sur lequel les dommages étaient trop importants, Stan sur le 850 pour des problèmes de gréement, Bert sur le 821 dont le solent était déchiré (ou plutôt déchiqueté)…

Puis la fenêtre météo qui aurait du permettre aux minis de passer le Cap Finisterre s’est refermée, et il a ensuite été décidé d’arrêter l’étape à Sada, à côté de la Corogne. Mais même rejoindre la Corogne aurait été trop long, et seuls 5 minis ont rejoint ce port. Les autres se sont repliés sur le port le plus proche : Santander pour l’un d’entre eux, Gijon pour tout le reste… Dont Annabelle !

Cette étape imprévue n’est pas des plus faciles : les coureurs n’ont pas de portable, pas d’ordinateur, pas de pied à terre… En somme, rien d’autre que ce qu’ils avaient prévu pour la course, ce qui est frugal ! Heureusement, Annabelle a pu profiter d’un cyber-café pour envoyer quelques nouvelles :

« Je suis A Gijon, j’ai fait une nuit énorme  pour rattraper mon retard ! Je vais bien, au moins je suis avec la majorité de la flotte et nous prenons les choses avec philosophie…

Cette étape a été assez difficile, mais je m’en suis bien sortie. C’était dur moralement au début, car je suis la seule a être repartie de Douranenez après mon retour pour avarie. Les autres ont du abandonner. J’ai donc eu beaucoup de chance !

Pas de gros souci sur le bateau, juste quelques problèmes mineurs que je vais réparer à Gijon. »

En attendant, Annabelle peut compter sur ses petits cousins pour lui remonter le moral :

Dessin Raphaël et Solène

« Bonne fin de course » – Solène et Raphaël

Puisque tous les bateaux n’ont pas pu rejoindre le même port, l’étape est annulée, c’est-à-dire qu’elle ne comptera pas au classement de la course. Les Minis devront rallier Sada dès que possible pour reprendre la course et repartir vers Lanzarote, ce qui est envisagé à partir de mardi.

Courage Annabelle, et patience !