Agro650

Partageons l'atlantique et les fibres végétales


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Nouveau départ

Les minis sont partis ce matin de Sada, un mois jour pour jour après la date de départ prévue de Douarnenez. Cette fois-ci devrait être la bonne… Les coureurs partent directement pour la Guadeloupe ! Un départ toutefois un peu difficile.

Les dernières semaines ont été très dures pour Annabelle. Partir pour ensuite s’arrêter, convoyer le bateau dans 30 nœuds (55 km/h) jusqu’à Sada, attendre, encore… Le moral n’a pas toujours été au beau fixe ! Mais tous les mails de soutien, photos d’encouragement et messages rigolos lui ont remonté le sourire jusqu’aux oreilles ! Même en solitaire, même sans moyen de liaison à terre, elle est partie en sachant tout le soutien qu’elle avait à terre !

Départ Sada 2Départ de Sada, droit sur le Guadeloupe !

Pour cette première journée de course, Annabelle part donc sans se presser. De Cette fois-ci devrait être la bonne…  à 12h, elle est passée 24e sur 27 à 16h. Elle veut voyager loin, et ménage sa monture ! Elle se ménage également : les premiers bateaux sont attendus dès le 3 décembre à Pointe-à-Pitre, soit 3 semaines de courses, une moyenne d’environ 8 nœuds : « un rythme d’enfer ! » selon Annabelle ! Elle souhaite arriver, et ne prendra pas de risque, quitte à perdre en performance.

Tant mieux, on a envie qu’elle y arrive, en Guadeloupe !

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La grande traversée

C’est compliqué de traverser l’Atlantique cette année ! Le parcours se trouve complètement modifié : l’étape Douarnenez-Sada a été neutralisée, les Minis partiront ce soir pour Sada, pour ensuite quitter l’Espagne autour du 11 novembre, direction… Directement la Guadeloupe !

Avec les tempêtes qui balayent sans cesse l’Atlantique, les coureurs ont du attendre, encore et encore… Mais à force de repousser le départ, l’organisation s’est compliquée : le port de Lanzarote, aux Canaries, ne peut effectivement pas accueillir la course après la date prévue à la base, or les Minis devaient en repartir le 9 novembre… La décision vient de tomber : l’étape aux Canaries est donc annulée. Les Minis devront passer au large de l’archipel, pourront s’y arrêter si besoin, mais il n’y aura pas d’escale. Ce sera donc une grosse traversée pour de si petits bateaux ! « Voila qui va compliquer un peu cette transat aux débuts déjà bien difficiles…« , confie Annabelle. Départ prévu aux alentours du 11 novembre.

Mais la perspective du départ fait du bien, l’attente se fait sentir, et le temps n’aide pas : il pleut sans arrêt… Pas facile, quand on vit sur un bateau ! « La météo ne nous laisse décidément aucun répit… La faute a pas de chance« , écrit Annabelle. Le bon côté des choses ? L’escale forcée à Gijon permet de retrouver l’esprit d’entraide chère à la Classe Mini. En plus des petites casses sur son bateau, Annabelle a le temps d’aider d’autres skippers : « J’ai donné un coup de main à Davide, le 600. En effet il a eu une voie d’eau lors de la traversée du Golfe de Gascogne et je lui ai donné du matériel et des conseils pour qu’il puisse réparer.« 

Ce soir, vers 18h, les skippers en escale à Gijon partiront pour rallier Sada, en attendant le grand départ. « Il faut rester concentrée et motivée, la route est encore longue d’ici à la Guadeloupe ! » – Courage, petite abeille !


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Pause hispanique

Ce début de course aura été pour le moins compliqué : beaucoup de vent, mer dure… Finalement, les minis se sont repliés en Espagne, en attendant de pouvoir repartir vers les Canaries.

Partie en retard de Douarnenez, Annabelle était ensuite remontée depuis mardi midi, et avait rejoint le peloton. Plusieurs skippers ont du abandonner : Craig sur le 587 qui était entré en collision avec Annabelle, sur lequel les dommages étaient trop importants, Stan sur le 850 pour des problèmes de gréement, Bert sur le 821 dont le solent était déchiré (ou plutôt déchiqueté)…

Puis la fenêtre météo qui aurait du permettre aux minis de passer le Cap Finisterre s’est refermée, et il a ensuite été décidé d’arrêter l’étape à Sada, à côté de la Corogne. Mais même rejoindre la Corogne aurait été trop long, et seuls 5 minis ont rejoint ce port. Les autres se sont repliés sur le port le plus proche : Santander pour l’un d’entre eux, Gijon pour tout le reste… Dont Annabelle !

Cette étape imprévue n’est pas des plus faciles : les coureurs n’ont pas de portable, pas d’ordinateur, pas de pied à terre… En somme, rien d’autre que ce qu’ils avaient prévu pour la course, ce qui est frugal ! Heureusement, Annabelle a pu profiter d’un cyber-café pour envoyer quelques nouvelles :

« Je suis A Gijon, j’ai fait une nuit énorme  pour rattraper mon retard ! Je vais bien, au moins je suis avec la majorité de la flotte et nous prenons les choses avec philosophie…

Cette étape a été assez difficile, mais je m’en suis bien sortie. C’était dur moralement au début, car je suis la seule a être repartie de Douranenez après mon retour pour avarie. Les autres ont du abandonner. J’ai donc eu beaucoup de chance !

Pas de gros souci sur le bateau, juste quelques problèmes mineurs que je vais réparer à Gijon. »

En attendant, Annabelle peut compter sur ses petits cousins pour lui remonter le moral :

Dessin Raphaël et Solène

« Bonne fin de course » – Solène et Raphaël

Puisque tous les bateaux n’ont pas pu rejoindre le même port, l’étape est annulée, c’est-à-dire qu’elle ne comptera pas au classement de la course. Les Minis devront rallier Sada dès que possible pour reprendre la course et repartir vers Lanzarote, ce qui est envisagé à partir de mardi.

Courage Annabelle, et patience !


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Le grand départ

« Grand départ, grande émotion, cela ne va pas être facile, car la porte qui s’ouvre pour nous laisser passer est un petit soupirail à peine praticable !

Mais je vais faire du mieux que je peux ! Etre au départ est déjà une énorme victoire, réalisée grâce à l’aide de beaucoup (beaucoup) de monde que je remercie toujours autant !

Dans l’attente de partager avec vous encore toutes ces expériences à venir ! »

Annabelle

IMAG2139Le départ, enfin ! © Julien Barnet

Enfin ! Les tempêtes se calment dans l’Atlantique, les Minis ont pu quitter Douarnenez, direction les Canaries. Seize jours après ce qui aurait du être le jour du départ, il était grand temps ! Pour la plupart, ces jours ont été, au moins au début, bénéfiques : derniers préparatifs, repos… Mais deux semaines, c’est tout de même long, et ça commence à se faire sentir. On pense partir, on voit une tempête sur la route, on est content de rester à terre et de l’éviter… Il faut garder la motivation ! Annabelle est restée motivée grâce au sport : vélo, course à pied, natation, au moins une heure par jour.

Et voilà, ils en ont vu le bout, ils sont enfin partis. Jusqu’à Lanzarote, Annabelle et les autres coureurs n’auront plus aucun lien avec la terre ferme autre que la radio pour les appels de secours. Pas de téléphone, encore moins d’Internet… Elle ne sera en lien, pendant la course, qu’avec les autres bateaux dans un rayon de 37 km environ.

Pour la sortie du port, le 791 a connu un joli passage de témoin : c’est Thibault Reinhart, propriétaire du bateau, qui a sorti Annabelle du port, non sans émotion ! Court moment de répit avant un départ difficile et stressant… Peu de temps après avoir passé la ligne, le 791 et un autre mini sont entrés en collision. Le 587, trop endommagé, a du abandonner. Heureusement pour Annabelle, les dommages sur Agro650 n’étaient pas trop graves, et grâce à l’aide de 8 préparateurs, elle a pu repartir dès midi. Ouf ! Un soulagement aussi pour Craig, skipper du 587, qui était à l’origine de la collision. Ce matin, déjà 7 concurrents ont du abandonner la course, pour raisons matérielles ou médicales. Le coup le plus dur est sûrement le démâtage d’Arthur Léopold-Léger (709), qui a causé une voie d’eau, forçant le skipper à l’abandonner. Il est monté, en bonne santé, sur le PSP Cormoran, bâtiment de la Marine Nationale qui accompagne la course.

IMAG2129Thibault sort le 791… Et envie Annabelle ! © Julien Barnet

Et ce n’est que le début. Le Golfe de Gascogne s’annonce compliqué. En plus des vents forts qui arrivent, un porte-conteneurs a perdu 45 conteneurs dans la nuit de dimanche à lundi, dans la tempête. Les conteneurs peuvent couler, mais aussi flotter voire rester entre deux eaux, auquel cas ils représentent un danger pour les bateaux dont ils croiseraient route. Heureusement, la Marine Nationale a lancé une opération de récupération.

Au classement de 8h ce matin, Annabelle a déjà rattrapé une bonne partie du retard d’hier, elle est revenue dans le peloton ! Il ne reste donc plus qu’à lui souhaiter beaucoup de courage, un peu de chance et surtout bon vent !

Pour la suivre, plusieurs moyens :
– La cartographie ici, mise à jour à 8h, midi, 16h et 20h
– La page Facebook Anna-Bee650
– Ce blog, où Anto et moi vous donneront des nouvelles aussi détaillées que possible.

Dernières nouvelles :

La météo ne permettra finalement pas aux skippers de passer le Cap Finisterre en sécurité. La course fera donc escale à Sada, à côté de la Corogne, pour laisser passer les vents forts qui balayeront le cap nord-ouest de l’Espagne les 1er et 2 novembre. Ils repartiront ensuite pour Lanzarote, aux Canaries.


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Agro 650 et les enfants

Le mini 791 a une toute petite marraine… Mais le projet Agro650 a encore plus de liens avec les enfants ! Tous les skippers de la Mini Transat doivent se mettre en relation avec une classe pour partager avec eux leur aventure. Annabelle a donc rencontré une classe de CP et grande section de l’école Pierre Jakez Hélias de Saint Philibert (Morbihan).

Mascotte NikichouAnnabelle et la marraine-mascotte

L’opération Label Bleue a plusieurs buts. Les skippers s’engagent à ne rejeter à la mer aucun déchet biodégradable, et la course est utilisée comme support pédagogique pour sensibiliser les enfants à la mer, à la navigation et aux problèmes environnementaux. Un sujet d’autant plus intéressant avec un bateau en fibre de lin ! Enfin, dans le cadre du projet, les skippers ont dans leur grand-voile un dessin fait par la classe qui les suit. Voici donc le dessin qu’Annabelle aura le plaisir de voir tous les jours pendant la course :

dessin AGRO650Un beau dessin dans la grand-voile !

Nous avons par ailleurs été très émus par le message d’une KissBanker, Aurélie : son fils de 8 ans, Siméon, a cassé sa tirelire pour aider le projet ! Un grand merci, c’est avec fierté qu’Annabelle emportera son nom sur la coque du bateau !


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Arrivée au port de depart, les derniers préparatifs

90% de l’objectif atteint… Voyons ça veux dire que je suis à 400 milles de la Guadeloupe… Non pas encore, et je ne serai pas en mesure de vous écrire ces lignes, puisque sans moyen de communication avec la terre. Il s’agit bien de la campagne sur KissKissBankBank, à 2 jours de la fin la somme est pratiquement réunie !

KKBBL’objectif est presque atteint… Mais pas encore !

Bien sûr comme à chaque fois lorsqu’on est proche d’arrivée, l’attention se relâche ! Non pas question, il faut aller jusqu’au bout, l’aventure est trop belle. D’autant que le bateau est désormais bien amarré à Douarnenez, au milieu de ses concurrents, seul petit bateau à la fibre végétale et romantique !

En ce moment, ça s’active dur sur les quais, et moi de même, il y a encore tant à faire ! Entre autres : il me faut préparer la nourriture fournie par le partenaire Bio-Golfe et ses fournisseurs ainsi que David Le Ruyet, a eux 2 ils me permettent sûrement d’avoir l’avitaillement le plus alléchant de la flotte ! Pour une gourmande comme moi, ce n’est pas négligeable 🙂 Je dois également montrer à l’organisation que mon bateau présente un certain nombre de critères de sécurité, Amélie vous a expliqué dans un article précédent en quoi consiste la jauge, il y a également beaucoup de contrôles sur le matériel, la pharmacie et sur nos capacités à nous servir des uns ou des autres. Les journées sont donc longues et bien remplies !

IMG_4200Annabelle et Agro650 se préparent

L’ambiance sur les pontons est détendue, nous sommes tous très heureux de pouvoir prendre le départ de Douarnenez pour rallier les Canaries puis la Guadeloupe, on se sent une peu privilégiés de pouvoir vivre nos rêves. Nous espérons également que cela insufflera l’élan à ceux qui nous suivent pour qu’ils se lancent eux-même dans leurs aventures personnelles.

Je n’ai pas eu le temps de remercier personnellement tout les gens qui ont participé, sur le KissKissBankBank, mais également sur les pontons, et ailleurs, par de menus et précieux services. J’espère qu’il savent combien je leur suis reconnaissante, car tout cela arrive grâce à eux !

A très bientôt pour ce qui sera sûrement ma dernière newsletter avant de partir en mer 🙂

Annabelle


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Découvrez le bateau #3 : la jauge

La jauge d’un bateau, ce sont ses caractéristiques obligatoires : dimensions, flottabilité, poids, etc. On s’assure que les coureurs sont au maximum à armes égales. Avant le départ de la Mini Transat, les bateaux sont testés pour s’assurer que ces normes sont respectées.

Les dimensions du bateau

Pour un Mini 6,50, pas très surprenant : le bateau doit mesurer 6,50m de long ! Il doit aussi avoir un maximum de 2m de tirant d’eau (hauteur entre le bout de la quille et la ligne de flottaison), 14m entre le bout de la quille et le haut du mât et 3m de largeur.

Le nombre de voiles

La Classe Mini limite à 8 le nombre de voiles embarquées. ça paraît beaucoup, mais c’est finalement assez peu pour une course aussi longue, car selon le temps, on met des voiles différentes. Or, en course océanique, on peut avoir tout… Et rien ! Un simple bateau de croisière a déjà en règle général 5 voiles différentes, un bateau de course qui cherche la performance s’adapte donc encore plus au vent, et nécessite donc plus d’options !

Les tests de sécurité

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Agro650 voit la vie du bon côté !

Le couple de redressement : voilà pourquoi on penche le bateau lors des tests. On vérifie alors que la quille fait correctement son travail, elle empêchera le bateau de se retourner. On vérifie également si les normes de flottaison sont respectées, si l’étanchéité est assurée au niveau des points sensibles comme la liaison quille-coque (puisque la quille du 791 est mobile, comme expliqué dans un article précédent). En gros, l’organisation de la course s’assure de la sécurité des coureurs.

La jauge inclut de nombreux autres éléments, par exemple l’obligation de peindre les éléments sous la coque en orange. Agro650 a donc passé avec brio tous ces tests : félicitations petit bateau, tu peux emmener notre Annabelle de l’autre côté de l’Atlantique en toute sécurité !